Le père de mes enfants s’est enlevé la vie

Bonjour, le père de mes enfants s’est enlevé la vie depuis un an. Nous étions séparé depuis 6 ans et la dernière année avant l’événement mes garçons n’allaient plus beaucoup le voir. Il avait des problèmes de dépendance aux amphétamines et autres drogues. Il n’avait plus de travail, ni de voiture. Mes enfants s’en sont voulu de ne pas être aller le voir plus souvent. Ils sont renfermés selon moi et ne m’en parlent pas vraiment de comment ils se sentent. J’ai beaucoup de peine pour eux, qu’ils aient perdu leur père même s’il n’était pas toute là. C’était quand même leur père, ils l’ont connu sous de meilleurs jours. J’aimerais les aider mais je ne sais pas comment, je sens qu’ils ont beaucoup de colère.

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Bonjour Sabi,
Je suis désolée pour le décès de votre ex. C’est une personne qui a fait partie de votre vie, et une grande partie de la vie de vos enfants.
Je vous comprends, je suis en train de vivre la meme situation: séparés, problèmes de consommation de mon ex, suicide du père de mes enfants l’été passé, les enfants ne veulent pas en parler.
C’est important de rappeler aux enfants que ce n’est pas de leur faute. Il était un adulte et il devait se prendre en charge, ça devait venir de lui. Rien qu’ils auraient pu dire ou faire aurait changé la situation ou sa décision.
J’ai commis l’erreur de « trainer » mon fils en consultation… tout un échec. Je ne sais pas l’âge de vos enfants, mais dès 14 ans on ne peut pas leur forcer, c’est leur décision.

Le réseau est important, informer l’école, s’il fait du sport: informer le coach afin qu’ils le surveillent et sachent qu’un autre adulte peut être à leur écoute, lorsqu’ils seront prêt à s’ouvrir.

On doit être là pour eux, être prêts lorsqu’ils voudront s’ouvrir, garder la porte du dialogue ouverte, et surtout être doux envers soi-même, c’est malheureux mais on ne pouvait rien faire.

Bon courage Sabi., n’hésitez pas à revenir nous en parler.

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Merci pour le message.
Oui je pense être ouverte et disponible s’ils ont envie de parler. Ça arrive que des choses nous font penser à lui et on le dit, on pleure et ou on rit. Je ne les ai pas forcé à parler avec quelqu’un, ça ne fonctionne pas obliger à faire quelque chose. Ils sont biens entourés. Mais c’est certain que ma plus grande peur au fond de moi est que lorsque se présenteras des moments difficiles ou d’épreuves à surmonter que d’aller vers cette voie soit leur choix.

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Bonjour Sabi,

Mon frère s’est enlevé la vie ses filles étaient toutes jeunes, l’organisme deuil-jeunesse est une ressources qui pourra t’aider à la soutenir et accompagner tes enfants s’ils le souhaitent. Le deuil pour les enfants est un processus qui se fait par étapes, ils auront des prises de conscience au fur et à mesure de leur évolution. Deuil-jeunesse s’aura t’aider à trouver les bonne stratégies en fonction de leur âge. Bon courage xx

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Bonjour Sabi,

ma situation est bien sûr différente mais j’ai été interpellée par votre message puisque je suis une enfant (maintenant adulte) endeuillée par le suicide de sa mère. Ma mère est décédée alors que j’avais 25 ans mais j’imagine très bien toute la colère que vos enfants peuvent ressentir. Suivant son décès, j’ai été aspirée par mon deuil, passant de vivre son absence définitive à ressentir tous les autres deuils qui viennent avec le fait d’avoir un parent aux prises avec des enjeux de santé mentale: l’indisponibilité émotionnelle, un sentiment de sécurité interne fragilisé, et la culpabilité… tellement de culpabilité ! La culpabilité étant souvent une forme de colère qui ne trouve pas d’autres issues que celle de se rediriger vers moi car j’ai souvent senti l’impossibilité d’exprimer mes souffrances à ma mère qui vivait elle-même avec les siennes… C’est tellement difficile de s’autoriser la colère envers eux lorsqu’ils se font/se sont fait tant de violence eux-mêmes… le deuil d’un parent par suicide est si complexe, mais je penses qu’en les accompagnant dans leurs émotions, comme vous le faites pour la tristesse, le manque, l’incompréhension et tout le bon, il est super important de vivre aussi avec eux la colère. De leur signifier qu’on peut aimer notre parent décédé ET leur en vouloir d’être parti, de nous avoir quitté (pour certain enfant le sentiment d’abandon ou de rejet), de ne pas avoir eu avec lui la relation tant espérée. Plusieurs enfants/adolescents peuvent être bien coincé dans ce conflit très souffrant opposant l’amour à la colère envers l’être aimé.

Deuil jeunesse est en effet un soutien précieux. Si non, leur refléter qu’il vous semble en colère, laisser de la place pour vivre cette émotion tant redoutée.

Courage à vous et vos enfants.

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