Mon garçon Gabriel de 31 ans n’ayant plus de choix et ou solutions à son mal de vivre à mis fin à ses jours samedi dernier. Cela faisait 20 ans qu’il avait l’ombre et le négatif tres présent. J’ai tenté de le diriger à plusieurs moments, il disait que ça ferait trop mal de consulter, il disait j’ai pas le gout de brasser ce qui fait mal. J’ai ensuite tenté des façons indirecte afin de l’aider. Formation d’écoute active, des formations en PNL (programmation Neuro Linguistique) rien n’a fonctionné. Il me disait qu’il ne croyait pas en mes formations. Donc je me sentais impuissante, je ressentais cette lourdeur quotidiennement, cette peur de le trouver comme je l’ai trouvé le weekend dernier. Mardi soir quand j’ai été au lit, j’ai ressenti un lâcher prise, cette sensation étrange que je n’aurai plus cette inquiétude qui me pesait lourd… j’ai de la difficulté à exprimer, comme une libération et en même temps une sentation que je n’ai pas le droit de lâcher prise… Est-ce mon Ego? Le jugement des gens de voir que je lâche prise? Les funérailles sont dans une semaine, présentement je reçois des vagues d’amour de partout… Je réalise que par l’entremise de ses collègues de travail, patron il était aimé et apprécié, il ne le voyait pas ou n’y croyait pas. c’est comme si les gens parle d’une personne que je ne connais pas…. J’ai un soutien magnifique de tout ces gens, famille et amis… ma crainte est après les funérailles que va t’il se passer? Je suis consciente que je vais avoir besoin d’accompagnement ainsi que mon mari. Je me dis un jour à la fois…. Merci de me lire
Bonjour BelleIsa,
Je suis sincèrement désolé et je vous offre toutes mes sympathies envers la perte de votre fils. Vous me semblez très lucide et êtes prévoyante en pensant à l’après les funérailles. Pour être passé par là, je vous encourage fortement à prévoir des rencontres soit avec un psychologue, un psycho thérapeute ou encore avec un groupe de soutien pour les endeuillés.
Bien que vous êtes très bien entouré présentement et receviez un soutien de la parenté et des amis, après les funérailles, tout ces gens retourneront tranquillement à leur routine quotidienne mais vous vous risqués de demeurer au neutre avec tout le poids des conséquences qu’un drame aussi lourd nous tombe dessus. Il est très délivrant de pouvoir se confier à une personne neutre en qui l’on a confiance, cela nous aide à expulser tout le négatif et à exprimer tout notre ressenti. Il y a aussi cette plateforme, Deuilparsuicide.ca qui vous est disponible en tout temps, ne sous estimé pas le pouvoir libérateur de l’écriture, c’est également une excellente façon d’extérioriser et d’exercer un lâcher prise de ses émotions…
Je vous souhaite un bon cheminement et une douce reconstruction de vôtre âme. ![]()
Bonjour,
Je suis vraiment attristée par cette nouvelle. Mon conjoint des 18 dernières années c’est suicidé le 25/04/2024 et cette date est gravée à tout jamais dans ma mémoire ainsi que l’image de son geste (oui c’est moi qui l’ai trouvé). Moi aussi au début j’ai eu une grosse vague d’amour mais après un temps le monde retourne à leur vie mais moi je suis encore dans le deuil, et c’est difficile. J’ai un bon soutien psychologique. Au début, (et même encore) je ne pleurais pas en présence des gens. Je me disais ils vont pensé que je suis contente mais c’était une façon de me protéger… Au début aussi je me sentais jugé, que j’étais rendue dans mon quartier la fille dont le chum s’est suicidé… Le fait est que ça été une surprise pour tout le monde car il était sociable, toujours tout sourire. Comme vous, j’aurais aimé qu’il puisse voir à quelle point il était apprécié par tous. Il me manque chaque jour comme le premier jour et oui un jour à la fois et il n’y pas de délais pour faire votre deuil
Bon courage