Il y a des moments où je l’aime comme un fou et je m’ennuie tellement. Je le trouve lumineux, fier généreux , intelligent et bon. Je le souhaite serin dans cet après monde et il est notre ange qui nous protège.
Il y a aussi des moments de plus en plus fréquent où la colère m’habite. Je t’aime est remplacé par je te déteste. Nos états d’âme changent, voici comment je me sens aujourdhui (désolé si je froisse certaines et certains d’entre-vous , c’est comme ça que je feel ici, maintenant):
Merci chère colère de me fournir l’énergie nécessaire pour réagir, lutter et ne pas s’effondrer. Mon fils, avec la blessure injuste que t’u nous as infligée, pour survivre et continuer d’avancer, la colère envers toi est devenue ma meilleure amie. Je ne pense pas être capable de te pardonner mon fils.
Merci chère Colère, tu m’aide à réparer l’injustice sauvage de ton geste mon fils. Tu étais orgueilleux (fier), hyper independant (autonome)jusqu’à être toxique, en plus d’etre incapable de te montrer vulnérable . Même si tu étais entouré par une famille aimante, pleins de bons amis, tu as tout caché alors qu’on aurait tout fait. Je t’en veux au plus haut point. Aujourd’hui je souhaite t’oublier, t’effacer de ma mémoire. Ce sera à ta mère de conserver les souvenirs de toi. Je t’enlève de mon facebook comme si tu n’avais jamais existé. Moi j’avance et aide les vivants, pas ceux qui abandonnent comme toi. Avant je te souhaitais d’être appaisé où que tu te trouves, maintenant je te souhaite de souffrir et d’être dans un infame purgatoire qui va durer longtemps. C’est tout ce que tu mérites mon fils.
Merci colère, tu as été le point de départ de ma résistance et de mon émancipation face à ton « move »de marde. Je suis présent et bon avec tes frères et ta sœur. Je sais vivre quand même et je garde pour moi le fait qu’aujourd’hui je te déteste mon fils.
Merci colère, tu as transfomé ma tristesse en énergie créative qui me permet de jouer et m’amuser avec mes enfants bien vivants. Je suis de retour dynamique au travail comme avant le drame.
Maintenant que tu as pris beaucoup de place chère colère, tu es devenue mon maître. Avec toi j’ai l’énergie du révolté et je suis capable d’avancer et être fonctionnel. Je sais bien que tu es un peu trop envahissante et je n’ai pas le goût d’etre toujours faché sur le long terme.
Aujourd’hui il m’est difficile d’avoir de la compassion pour toi mon fils et je sais bien au final que tu vivais une souffrance intérieure atroce. Je ne sais pas à quoi ressemblera demain et une partie de moi un peu cachée aujourd’hui souhaite encore que nous soyons en paix.