il y aura ma fete, la fête des mères, l’ouverture de la piscine, le début de la saison du barbecue où mon fils disparu excellait à cuisiner, la fete de mères , la fete de ma fille, les vacances sans lui, la fête des pères, puis en septembre la photo traditionnelle de la la nouvelle année scolaire avec tous les enfants. Comment vivre ça quand il n’est plus là ? Rester fort pour les vivants ? Essayer de l’oublier un peu pour rester fort devants les vivants ou s’effondrer et montrer sa vulnérabilité ? Essayer de montrer aux plus jeunes enfants qu’on garde de bon souvenirs de lui et qu’on s’en inspire mais qu’on apprend de ces erreurs et qu’on le dit toujours quand on on mal en dedans ? Aurais je la force et le courage pour etre un bon père?
Vous voyez à long terme mais je vous suggère d’y aller un pas à la fois. Vous êtes dans la 1re année du deuil donc toutes les 1re fois sans…, c’est difficile. À chaque fois c’est une vague difficile à affronter. Moi au lieu de voir l’Éverest et me dire: mon dieu je serai jamais capable de monter ça, j’essayais de me dire: regarde 2 ou 5 mètres devant toi la roche ou l’arbre, ajd essaie juste de te rendre à cet arbre-là. On a plus de courage et de force en nous qu’on pourrait le croire. On apprend à affronter ces vagues difficiles car oui elle continuent d’arriver mais avec le fameux temps, elle sont moins fréquentes et en général elle durent moins longtemps. On apprend à surfer, à doucement apprivoiser cette nouvelle réalité, à vivre avec. Une spécialiste en deuil parental m’a déjà dit: on ne fait pas son deuil, on vit son deuil. Autrement dit c’est quelque chose qu’on finit par intégrer dans notre vie, à porter ds notre sac à dos. Un jour à la fois…
Merci beaucoup Stef70 pour ton message, c’est très apprécié. J’aime beaucoup ta perspective et ta façon de voir les choses , un pas à la fois, on avance quelques mètres devant nous, on atteint le premier arbre plutôt que de se voir au sommet d’une grosse montagne, qui est du beaucoup plus long terme. Un jour à la fois. Encore merci !